Portrait projet
De l’or dans les mains

Gabrielle Légeret

Le constat 

Le collège n’intègre pas la pratique manuelle au sein des programmes scolaires et ne fait pas connaître ces filières aux jeunes. Aucun temps ne permet aux jeunes de se confronter au plaisir de faire avec leurs mains alors que cette pratique est déterminante pour susciter des vocations mais aussi pour le développement de leur capacités cognitives et émotionnelles, et pour grandir leur confiance en eux-mêmes. Une majorité des jeunes n’ont pas connaissance de ces métiers.

L’association constate que l’absence de la pratique manuelle entretient une forme de dévalorisation des filières manuelles, réservées à celles et ceux qui ne seraient pas aptes à suivre un cursus intellectuel. Or il n’existe pas d’une seule façon de réussir et les enseignement non académique comme la pratique manuelle peuvent permettre à des jeunes de révéler leur potentiel et prendre confiance en eux.

La mission

De l’or dans les mains s’est donné pour mission de réintégrer la pratique manuelle dans les collèges. Elle met en place des ateliers de sensibilisation des jeunes aux métiers manuels dans les établissements scolaires partenaires. L’association a construit un parcours de deux ans, de la 6ème à la 4ème, avec des temps de pratique artisanale animés par des artisans régionaux au cours duquel les collégiens sont amenés à concevoir un objet. Ces heures de pratique sont complétées par des temps en classe pour aborder les outils pédagogiques.

L’ambition

Au-delà de son action dans les collèges, l’association déploie action de plaidoyer sur la place du manuel au sein du cursus scolaire. Gabrielle Légeret, la co-fondatrice a été missionnée par la ministre de la Culture et le ministre de l’Éducation nationale pour piloter l’axe jeunesse du plan national pour les métiers d’art.
D’ici 2026 De l’or dans les mains souhaite permettre à + de 8000 de bénéficier du programme et être présents dans + 60 établissements !